Medji Bamba Maire de la commune de Gagnoa : « Gagnoa abritera la première école de formation aux métiers des travaux public de l’Afrique de l’ouest »

Le maire de la commune de Gagnoa s’est prêté à nos questions lors de notre visite dans la capitale du Gôh. Au cours de cet entretien qu’il a accordé à Woroba.net, Bamba Medji parle de son bilan en quatre années d’exercice et lève un coin de voile sur ses prochains projets.

 Nous sommes au seuil d’une nouvelle année, quel est votre bilan ?
Je vous remercie, vous savez quand on parle de bilan, c’est toujours quelque chose d’assez complexe puisque les bilans  se font généralement  au niveau de plusieurs secteurs. Il y’a par exemple les questions de voirie, d’électricité, les questions de santé .Vous avez aussi les questions de sécurité, il y’a les questions économique, donc c’est quelque chose de vaste mais nous allons circonscrire ca par rapport aux éléments que nous retenons dans nos programmes d’investissements. Donc de 2013 à 2017, nous avons essayé  de satisfaire un temps soit peu chacun des secteurs qui intéresse nos populations .Quand vous prenez le secteur de l’électricité, nous avons investi dans ce secteur 64 794 140 FCFA, dans le secteur de l’école primaire nous avons dépensé 238 millions de FCFA en investissements. Sans compter le lycée vert de Godiabré qui est un don qui  fait suite à un partenariat que nous avons avec la fondation Fatom. Et ce lycée vert est un projet sur trois ans, qui à terme devrait se solder par un investissement de plus d’un milliard de FCFA. Mais déjà la construction de ce lycée a couté 300 millions de FCFA. Au niveau de la santé nous avons construit un centre de santé et cet investissement a couté 39 millions de FCFA .Pour  ce qui est de la voirie qui intéresse beaucoup nos populations nous avons à ce jour investi 173 424 276 FCFA, nous avons également les feux tricolores qui nous ont couté 50 millions de FCFA. Voici un peu ce que nous avons fait en investissement. Le social nous a couté 17 millions de FCFA. Il y’a aussi  les subventions que nous donnons aux associations et par an  cela nous coute 75 millions.  Quand je regarde tout ca je dis que nous avons des raisons d’être satisfait. A coté de cela il y’a un domaine ou le bilan est très mitigé, c’est la sécurité. Ces six derniers mois, Gagnoa a été tristement célèbre pour les cas de violence grave, les cas d’assassinats.  Mais nous redoublons de vigilance pour traquer les bandits et sécuriser la citée du fromager.
 Es ce qu’il y’a des chantiers qui sont en souffrance ?
 Oui évidemment je l’ai ébauché, il y’a pratiquement quatre grands chantiers qui nous laisse sur notre faim et que nous tenons absolument à régler. Le chantier principal c’est le marché central de la commune de Gagnoa. Nous sommes donc entrain d’organiser la commune afin que nous puissions dégager les moyens nécessaire en interne pour engager ce chantier. Nous avons rencontré un notaire  qui va à son tour rencontrer les operateurs économique de la ville  en vue de la création d’une  SCI. Cette société immobilière va regrouper  les operateurs économiques et  la mairie. Et après un certain nombre d’accords nous verrons maintenant si nous pouvons recourir à un operateur économique et sous forme de coopérative nous allons voir comment nous pouvons reconstruire le marché. Ca c’est d’un, de deux nous avons le projet de bitumage car  il y’a des quartiers qui en ont besoin. Notamment  le château d’eau jusqu’à barouhio, c’est un grand quartier qui a besoin d’être désenclavé.  Ensuite nous avons le lycée vert de Godiabré qui a vocation de se tourner vers les énergies renouvelable. Il y’a déjà un début d’investissements et ce que nous voulons simplement c’est de conduire ce projet là à son terme puis qu’il y’a 14 salles de classes dans l’école mais à terme nous devons en avoir 40. Il y’a déjà une bibliothèque et une salle multi media dans ce lycée. Il est prévu  un internat de 500 lits pour jeunes filles uniquement et les airs de jeux. Sans oublier les ateliers de  fabrication de panneaux solaires. Pour terminer nous avons un projet phare, c’est le projet que nous menons en partenariat avec l’ONG travaux public sans frontière et cœur d’ivoire agir de Mme  Clotilde Drogba. C’est un projet qui est innovant puisque ca va être la seule école de formation aux métiers des travaux public et du bâtiment de l’Afrique de l’ouest. Dans cette école on formera les conducteurs d’engins, les mécaniciens d’engins et maintenant les autres métiers de pointes du bâtiment. Le site qui doit abriter cette école a été trouvée et aujourd’hui au moment où je vous parle nos partenaires ont déjà mobilisé douze engins qui sont au port de Marseille et nous sommes en négociation avec certaines structures gouvernementales telles que la décentralisation, le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnel  pour pouvoir réaliser le projet. En quoi consiste ce projet ?, nous avons de grandes entreprises de travaux publics qui ont besoin de conducteurs qualifié et la formation de ces conducteurs se ferra à Gagnoa. Vous verrez des gens  venir du Mali, du Burkina, du Togo, du Benin, du Niger, du Ghana, du Nigeria pour  se faire former dans la capitale de la région du Goh. Et donc ce centre de formation va connaitre l’installation de deux simulateurs  et c’est sur ces simulateurs que les stagiaires vont apprendre. Les gens viendront également de partout pour faire réparer leurs engins. Il y’aura un internat dans ce centre, tous les stagiaires seront logé sur place.
 Monsieur le maire l’une des plaies de  Gagnoa, c’est le manque d’eau potable, que faites vous pour régler ce problème ?
 Le problème d’eau potable est réglé, je suis en contact avec le PDG de l’entreprise qui va faire les adductions d’eau  de Zambakro à Gagnoa.  Je l’ai rencontré il y’a deux semaines a peu prés. Il m’a rassuré que les travaux démarreront à partir du mois de janvier.  Il y’a eu un peu de retard à cause des douleurs administratives. N’oubliez pas que c’est un projet qui s’inscrit dans le cadre du CDD. Les travaux s’achèveront en décembre 2018. A partir donc de cette date, on devrait avoir de l’eau dans nos robinets. Parce que n’oubliez pas que les tuyaux traverseront toutes les villes et villages qui sont sur l’axe. Toutes ces localités seront donc alimentées en eau.
Kouamé Samuel  (correspondant Régional)

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