Côte d’Ivoire / Le licenciement du vice-président ivoirien de la BAD suscite des grincements de dents

Albéric Kacou, Vice-président ivoirien en charge des Ressources Humaines et des Services Institutionnels de la Banque Africaine de Développement (BAD) a été licencié le 22 janvier dernier. Les raisons de son départ acté par le président de la BAD, le nigérian, Adesina Akinwumi, demeurent méconnues jusqu’à ce jour. Une décision que réfute l’Association des Fonctionnaires Internationaux Ivoiriens (AF2I) qui la qualifie de brutale et abusive.
« À l’analyse, et selon nos informations, M. Kacou n’a commis aucune faute professionnelle avérée du fait d’un manque de compétence dans les fonctions qu’il exerçait, qui puisse justifier la radicalité et brutalité de cette séparation. Tout laisse donc à croire que le licenciement est abusif, sur la base d’incompatibilité d’humeur, d’autant plus que le Président de la BAD, après l’évaluation de la performance de Mr. Kacou il y a six mois, l’a confirmé sans réserve dans ses fonctions de Vice-président », a-t-elle  indiqué
Elle exprime sa plus grande préoccupation face à cette décision et appelle à ce que les droits de M. Kacou soient scrupuleusement respectés selon les procédures administratives et protocolaires en la matière.
« Considérant les nombreux sacrifices consentis par le gouvernement et les ivoiriens pour accueillir chaleureusement et favoriser le retour de la BAD de sa terre d’exil de Tunisie en Côte d’Ivoire, l’acte du Président de la BAD  frise à la fois le mépris et la défiance envers nos autorités. Jamais dans l’histoire de la Côte d’Ivoire un tel acte ne s’est produit », a-t-elle déploré. Les fonctionnaires internationaux, attirent l’attention des autorités ivoiriennes de tutelle de la BAD, en l’occurrence le Ministre des Affaires Etrangères, et le gouvernement sur le traitement injuste  dont a fait l’objet l’un des Ivoiriens les plus méritants sur le sol même de la Côte d’Ivoire, pays hôte de l’institution. L’AF2I est convaincu, que la Côte d’Ivoire, au plus haut niveau fera du traitement de ce dossier, un exemple qui élèvera les relations avec les institutions internationales au sein desquelles exercent nos compatriotes, à un haut niveau de respect et de professionnalisme.
« Ce faisant, le Gouvernement rassurerait l’ensemble des fonctionnaires internationaux ivoiriens du regard bienveillant des autorités sur leurs carrières ainsi que la préservation de leurs droits dans l’exercice de leurs fonctions dans ces diverses institutions », a-t-elle ajouté.
« L’AF2I voudrait ainsi manifester son entière confiance et solidarité avec son Président, et saisir cette occasion, pour inviter tous les fonctionnaires internationaux ivoiriens victimes d’injustices flagrantes sur leur lieu de travail à travers le monde, d’en informer l’association, afin que les actions idoines soient entreprises », a-t-elle conclu
Djassa De Djassa

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