Côte d’Ivoire/Elections municipales, régionales et sénatoriales : La société civile et les partis politiques consolident leurs stratégies

Les présidents du RPP, Ouattara Gnonzié et Pascal Affi N’Guessan du FPI entourés des membres de la société civile.

En prélude des élections municipales, régionales et  sénatoriales qui s’annoncent à grands pas, l’opposition ivoirienne ne veut  pas se laisser surprendre. Ce mardi 13 février, le siège du Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP), parti politique du président Ouattara Gnonzié à Cocody a servi de cadre  à une importante rencontre avec plusieurs autres partis politiques réunis autour d’une plateforme de 15 partis membres au nombre desquels la formation politique de l’opposition ivoirienne, le Front Populaire Ivoirien (FPI) du président Pascal Affi N’Guessan et une forte délégation de la société civile.

Ces responsables de la société civile qui suivent avec attention l’évolution de la politique nationale disent être venus rencontrer les présidents des partis politiques pour leur soumettre leurs préoccupations et aussi faire d’importantes propositions issues des réflexions qu’ils menées pour garantir des élections apaisées, démocratiques et transparentes afin d’éviter le chaos au pays.

S’agissant des préoccupations, ils ne sont pas passés  par quatre chemins pour rappeler que l’actuelle Commission électorale indépendante (CIE) présidée par Youssouf Bakayoko est depuis longtemps devenue caduque et qu’elle ne mérite pas de conduire ces élections à venir. Selon les membres de la société civile, les partis politiques constituent un élément important dans la vie d’un pays. Et la Côte d’Ivoire est confrontée à d’énormes défis qu’il faut relever.

M. Fernand Julien Gauze, porte-paroles de la société civile  face de la presse.

Le porte-parole de la société civile Fernand Julien Gauze au sortir du conclave a déclaré à la presse que le nombre pléthorique des membres de l’actuelle CEI doit être revu à la baisse en prenant en compte toutes les couches sociales de la population ivoirienne dans sa nouvelle composition pour éviter tout soupçon.

Ainsi de 17 membres actuels, la nouvelle CEI doit être composée désormais de 13 membres et présidée par un membre de la société civile. A l’unanimité, lors de cette rencontre de ce mardi, toutes les parties présentes se sont accordées sur l’essentiel concernant le bon déroulement desdites élections qui passe nécessairement par la réforme la CEI. Et cette décision n’est pas à négocier parce qu’elle est internationale et s’impose à la Côte d’Ivoire qui est un pays de droit.

«La Cours africaine de justice a estimé que la CEI de Youssouf Bakayoko est caduque. Donc un projet de réforme soutenue de la CEI s’impose et le gouvernement ivoirien doit se soumettre à cette décision», a indiqué le porte-parole Ferdinand Julien Gauze.

«Pour le bon déroulement du scrutin et dans l’intérêt supérieur de la nation, nous, membres de la société civile, restons ouverts pour continuer les pourparlers avec tous les autres partis politiques », a-t-il ajouté.

Désirée Tapé

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