Côte d’Ivoire / Forum des marchés d’Adjamé : la Primature rassure le promoteur

Des informations en notre possession font état de ce que la primature aurait pris position dans le conflit qui oppose la SICG et l’ACOPROMA. En réponse à un courrier de la SICG en date du 4 juin 2012, elle aurait opté pour cette société de construction au détriment de l’ACOPROMA. En effet dans son courrier, la SICG voulait que la primature  lui clarifie un certain nombre de points.

Notamment, la soulte de 2 000 000 000 FCFA que les commerçants devaient versés pour devenir propriétaires de leurs magasins à la demande de la primature et le rapport d’arbitrage suscité par la primature et l’ACOPROMA. «Après examen, il apparait que l’Administration n’a pris aucun acte mettant en cause vos droits découlant du bail à construction passé avec la Mairie d’Adjamé,» avait déclaré la Primature, le 10 septembre 2012 en réaction au courrier de la SICG.

Selon nos sources, l’expert de l’ACOPROMA, Christian Marmignon aurait affirmé dans un rapport en mai 2012, à la page 3, que la primature  a demandé aux commerçants de payer une soulte de 2 milliards au plus tard fin 2007 pour devenir propriétaires.

A la page 4 du même rapport il aurait fait savoir que la primature et l’ACOPROMA avait suscité un Rapport d’Arbitrage qui a évalué les Investissements effectués par la société SICG à FCFA 12,150 milliards. «Nulle part dans son rapport l’expert n’a mentionné qu’ACORPOMA a pu justifier les prétendus 11 000 000 000 FCFA et 2 066 000 000 FCFA versés à la SICG, » soutiennent des responsables de la SICG.

Ces derniers estiment que le rapport de l’expert, Marmignon leur a permis de savoir que ce n’est ni la société de construction, ni la mairie d’Adjamé, ni la primature n’ont demandé aux commerçants de payer 2 milliards pour devenir propriétaires de leurs magasins au Forum.
Le contenu du rapport de l’expert aurait été approuvé par ACOPROMA et leur Conseil Juridique.

«Le Conseil d’ACOPROMA était sollicité à chaque fois pour analyser les documents qui lui sont soumis et pour trouver des solutions, » aurait mentionné l’expert.

Toujours du côté de la SICG, les énormités d’ACOPROMA et de certains syndicalistes continuent à faire véhiculer des contrevérités dans le seul but de défendre l’indéfendable.

La SICG se réjouit du fait que le rapport de l’expert, Christian Marmignon a permis de mettre à nu les mensonges dans lesquels les dirigeants d’ACORPOMA prospéraient pour céder leurs magasins à de tierces personnes. «C’était un gros mensonge inventé par les dirigeants d’ACOPROMA et qui a prospéré jusqu’à la fin de la procédure en revendication en Juillet 2012, » conclu la SICG.

Par ailleurs, par jugement/ADD (avant dire droit) en date du 1er avril 2010, le Tribunal de 1ère Instance d’Abidjan a ordonné une expertise judiciaire de reddition de compte entre ACOPROMA et SICG à la demande d’ACOPROMA.

Les dirigeants d’ACOPROMA ont déclaré avoir versé 11 et 2 milliards à la SICG et qu’ils ne pouvaient pas apporter les justificatifs desdits montants devant le tribunal compte tenu du nombre élevé des reçus.

C’est ainsi que le Tribunal ordonnera une reddition de comptes entre les parties avant de statuer sur le fond, à savoir la revendication de propriété.

«Attendu que la SICG après les conclusions du Ministère Public a repris ses moyens initiaux et a subsidiairement déclaré que si y a lieu à reddition de comptes, spécifier expressément que ladite reddition portera également sur les sommes de 2 066 670 000 FCFA et sur les 11 000 000 000 FCFA que l’ACOPROMA prétend avoir remis à la SICG, » précise le Tribunal à la page 6 et 7 du jugement/ADD.

Une correspondance particulière

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